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See you soon

Dans un mois et demi :

* Je pourrais meubler mon futur appartement comme j’en ai envie. J’y mettrai du pop, du kitsch, mes figurines Emily the strange, Dead living Dolls, des poupées Blythe, etc. Il y aura des couleurs qui font écarquiller les yeux comme dans les clips de Pulp période Different class, avec notamment du rouge brillant façon pomme d’amour.

* Je n’aurais plus besoin de quémander de l’argent à mes parents pour qu’ils comblent mes découverts bancaires, donc je ne leur devrais plus rien, enfin je veux dire : plus rien de concret.

* Je pourrais peut-être m’offrir le disque vinyle de Bowie qui me nargue chez le disquaire. Celui qui coûte 195 euros, parce qu’il s’agit de deux disques Lives édités à 100 exemplaire. Celui qui a une pochette faite de BD pop art sublimes.

* J’arriverais à éviter de passer une journée sans manger (”vous avez dépassé le seuil de débit autorisé, veuillez contactez votre banque”) sous prétexte que je suis allée à un concert, que j’ai fait une soirée, où que je me suis offert un T-shirt “Sid Vicious, NY, Chelsea Hotel”.

* Et surtout, je n’aurais plus ni examens, ni concours, ni notes. Je ne serais plus sans cesse évaluée.

Mais en attendant il me reste moins d’un mois pour :

* écrire deux dossiers de 50 pages chacun

* finir un stage

* trouver un appartement

* accomplir toutes sortes de formalités administratives

etc. , etc.

Par conséquent, je n’aurais pas vraiment le temps de poster ici… Je reviendrais sans doute début septembre. (Sauf si je ne peux pas m’empêcher d’écrire avant mais il vaut mieux me souhaiter une pause d’un mois)

[Envie de revoir encore : “Soudain, l’été dernier”]

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Don’t worry we’ll float on anyway

Comment dire à quel point je me sens bien ?

* “remboursement en votre faveur » sur mon compte. Je me faisais arnaquer de 40 euros tous les mois depuis 10 mois sans le savoir et je reçois 400 euros en une seule fois. Donc : je vais pouvoir procéder au changement de look envisagé depuis quelques semaines, aller au concert donné par une amie samedi soir, prendre mon billet pour Beniccassim, etc.

* Ma responsable de stage m’apprécie, alors elle me présente à ses relations. Sans même le vouloir je me crée un réseau de gens utiles pour l’avenir. J’ai cette impression inédite d’être regardée avec une infinie bienveillance, comme s’ils désiraient tous agir en ma faveur, comme si c’était complètement naturel, surtout.

* Les fuites d’eau qui me gênaient depuis des mois ont finalement été réparées en quelques malheureuses heures. Tout est rangé et propre, il n’y a plus les ombres inquiétantes d’objets désordonnés. La nuit, les rayons de lumière se reflétant sur le sol le font paraître d’autant plus clair et brillant.

* Je n’ai même pas hâte que mon stage se termine. Il y a une bonne ambiance et, surtout, maintenant que je me suis habituée, la fatigue de fin de journée ne se fait sentir que pendant la demi-heure qui suit ma sortie de l’entreprise. Ensuite, je suis de nouveau capable d’utiliser ma soirée comme j’en ai envie.

* Le soir je lis, je me remets à la guitare, je recommence timidement à dessiner, je rattrape tous mes retards de courrier… Et le week-end j’approfondis de nouvelles amitiés. D’ailleurs je me dois de remercier Immature chérie qui m’a poussé à aller à une soirée pop. Quand je lui ai dit : “j’irais bien mais j’ose pas… Je serais toute seule et je ne connaîtrais personne, je vais être là dans un coin avec mes clopes, et les gens seront tous en groupe de l’autre côté”, elle m’a répondu : “tu y vas, tu prends tes clopes, une bière, tu te mets dans un coin, et on va venir te parler”. Moi, d’une petite voix : “mais… j’ose pas.” Elle ordonne : “Vas-y ! ! !” J’ai obéi et tout s’est exactement passé comme elle l’avait prédit. J’ai pris une énorme revanche sur ma timidité par la même occasion.

* Je me réveille en chantonnant, reposée, et pleine d’énergie. Je découvre à quel point c’est agréable de réussir à dormir la nuit.

* Je ne me dis plus : j’espère que tout ira bien, mais : tout va bien / tout ira bien, parce que je sais enfin ce que je vais faire à la rentrée. J’ignore si ça correspondra à ce dont j’ai réellement envie, mais je suis confiante. Je n’ai plus à me frayer un chemin entre les doutes, les incertitudes et les choix à faire.

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