Archives mensuelles : octobre 2003

clichés

ça me fatigue…

les hommes politiques, les croyants fanatiques, la télé, la radio, les gens qui parlent très fort, ceux qui s’écoutent parler, les conseils de mes parents, les leçons de morale, le silence, le mur sale en face de ma fenêtre, le néon rose fluo de la boutique de lingerie qui clignote la nuit, l’odeur de tabac froid de mon appart, les transports en commun, mon visage identique tous les matins, le “y a rien qui me va” tous les jours quand j’ouvre ma penderie, la peur de ne pas être à la hauteur, les projets inachevés, le temps auquel on ne peut jamais se fier, l’extinction de voie due à l’abus de clopes, l’effet zombification du Lexomyl, les objets qui s’obstinent à disparaître, la pile de CD qui s’écroule quand je veux en saisir un, les distributeurs qui refusent de me donner de l’argent, les jours que je raye sur mon calendrier, les rendez-vous annulés, les rendez-vous confirmés, la dernière page d’un livre, le soleil, l’insomnie, les yeux gonflés à cause des larmes, la loi de l’emmerdement maximum…

ça m’apaise (de)…

les pages blanches des cahiers que je vais pouvoir remplir, le dessin, prendre un café avec un(e) ami(e) le matin, marcher sous la pluie ou sous la neige et avoir toute la rue pour moi, danser et chantonner, les bains moussants, le chocolat Crunch-Biscuit, la musique toujours tout le temps, les lettre imprévues, l’envie d’imaginer…, l’automne, les ronronnements de mon chat lorsque je rentre chez moi, Lui qui m’appelle tout le temps, la première page d’un livre, le chocolat chaud quand le jour n’est pas encore vraiment levé et qu’il fait froid, la cigarette, les caresses dans les cheveux, les baisers dans le cou, le contact de la peau d’un(e) autre, les avions qui passent dans le ciel la nuit en émettant un clignotement rouge, la lueur d’une bougie, le bruit du stylo plume contre la feuille de papier, l’odeur de pain chaud qui émane des boulangeries vers 6 – 7 heures du matin, les ciels gris-blancs uniformes, les balançoires, le rire des petites filles, nager la tête sous l’eau, les instants d’espoir, les bouffées d’affection, les pulsions de désir, la marche, jouer du piano, ouvrir les albums de photos oubliés, appuyer fort avec les doigts sur mes paupières fermées pour voir des couleurs et des formes étranges, m’endormir…

(The rapture)

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