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« Le gros homme écoute, prend note, entend la chanson qui touche à sa fin, sachant qu’après viendra une autre, simples instants de répit posés entre les histoires sans répit toujours changeantes, chaque scène connectée à toute autre, sans fin. Et pourtant, entre, est un silence. »*

La dernière fois que je me suis absentée aussi longtemps, j’étais enceinte. Je ne porte aucun bébé actuellement. D’ailleurs, j’ai appris que je ne pourrai plus donner la vie, mais c’est sans rapport avec mon silence. En fait, si je n’ai pas écrit ici, c’est parce que j’ai passé mes journées à écrire pour autrui. Voilà deux ans que je suis nègre plume de l’ombre (sans plume et dans une pièce bien éclairée, en réalité).

Au commencement, à la question : « peux-tu gérer cette commande de textes et m’indiquer tes délais de livraison ? », je répondais : « oui bien sûr, je les livrerai (par exemple) mercredi ». En fait, dans mon planning, je prévoyais d’avoir achevé la rédaction lundi, mardi matin au plus tard. Je crois que la vie se résume en grande partie à des changements invisibles tapis sous la routine. Alors, au cas où, je laissais une place à l’inattendu. Souvent, je profitais de cette vacance pour bloguer chez moi. Et puis à un moment donné, je me suis mise à perdre cette avance. Je n’ai plus réussi à caser l’imprévu.

Les commandes de textes se sont multipliées et j’ai cessé de démarcher. Mes clients existants m’assurent un revenu suffisant de toute façon (j’ai peu d’ambition). Aux personnes qui me téléphonent, en quête d’un écrivain public, je suis contrainte d’annoncer : « je n’ai plus de place mais je peux vous donner le numéro de mon confrère Monsieur Machin » Mes interlocuteurs sont stupéfaits. Qui peut imaginer qu’un écrivain public soit débordé ? Personne et à juste titre. Mais voilà, je ne fais plus que des rédactions web, à l’exception des biographies toutefois, car je ne peux me résoudre à refuser une mission aussi intéressante. Et ok, quand un monsieur pleurniche au bout du fil, je finis par accepter d’écrire sa lettre. En fait, pour ne pas avoir à lui dire non, j’ai tendance à ne plus décrocher mon téléphone, lâchement. Je me sens honteuse quand je refuse d’aider quelqu’un.

Bref, je ne vais pas me plaindre d’avoir du boulot et de réussir à faire fonctionner mon entreprise au-delà de mes espérances. J’aimerais seulement être un peu plus efficace, juste assez pour ne pas avoir sans cesse l’impression d’être à la limite de… je ne sais quoi. En gros, je me sens trop souvent lancée dans une pente raide et incapable de faire face à un obstacle s’il advenait. Je voudrais aussi ne pas laisser mes projets s’empoussiérer, écrire les textes auxquels je pense sous la douche, ne plus passer un dimanche après-midi à bosser pendant que mon fils et mon compagnon jouent ensemble au-dessus du plafond de mon bureau, etc. Cela dit, cet inconfort m’a aussi poussé à mieux réorganiser ma vie.

Je ne sais plus quand ça a commencé… C’était quelques jours ou quelques semaines avant le passage à l’heure d’hiver donc surement en octobre. Un soir, j’ai accompli une série d’actions : remplir mon sac de sport (serviette de toilette, gel douche, etc.), poser mes vêtements de sport à côté de mon lit, coiffer puis tresser mes cheveux et mettre un second réveil à 6 heures du matin (l’autre était sur 7h30, l’heure à laquelle mon compagnon se lève pour se préparer et s’occuper du minot avant de le déposer à l’école puis de rejoindre son bureau). Et je me suis glissée dans mon lit avec un roman. J’ai éteint la lumière à 22 heures.

Je n’ai quasiment pas dormi de la nuit, habituée que j’étais à me coucher entre minuit et trois heures du matin. Néanmoins, j’ai enfilé les fringues posées à côté de mon lit, mis mon sac sur l’épaule et rejoint ma salle de sport. Et puis j’ai continué les jours suivants. Au bout d’environ deux mois, je me suis endormie naturellement vers 22 heures et je me suis réveillée avant la sonnerie du réveil de 6 heures. Mon corps s’était habitué, l’engrenage était lancé. Pour ne pas me blesser, améliorer mes performances sportives, et être efficace professionnellement, j’ai aussi arrêté totalement de boire de l’alcool en semaine et limité ma consommation de clopes à 6 cigarettes par jour au maximum. En semaine hein, parce que le week-end, je me suis fréquemment couchée à 2 heures du matin en ayant abusé de l’alcool et de la clope… Quoique de moins en moins. Présentement, je me maintiens à un maximum de 10 cigarettes par jour le week-end, plutôt 4 en semaine et je sirote les alcools si lentement qu’au bout du compte, je n’exagère presque plus. Petit à petit je m’assagis, et je prends goût au plaisir de se sentir en forme. Je vieillis quoi, mais plutôt bien je crois.

Désormais, je ne peux plus me passer de ce lever aux aurores. Je pars sous le chant des oiseaux, quand la boulangerie à côté de chez moi s’allume mais qu’il n’y a pas encore les effluves des viennoiseries. Je vois les camions poubelle et, parfois, les balayeurs de trottoirs. Ma rue est beaucoup trop éclairée, impossible de distinguer des étoiles dans le ciel. Néanmoins, il y a une atmosphère indéfinissable mais agréable au petit matin, même gris. C’est encore mieux à la sortie de la salle de sport, après ma douche, parce que je suis un peu irréelle. En état de légère hypoglycémie et fatiguée par ma séance, la peau irradiant encore de la chaleur de l’effort sous l’air frais matinal, je suis extérieure à moi et je perçois avec plus d’acuité ce qui m’entoure. Cette atmosphère crée un cocon de bien-être auquel s’ajoutent la perspective d’embrasser mon fils avant l’école et la hâte de déguster un bon petit déjeuner. Je pense que je ne pourrai plus jamais me résoudre à me lever après 6 heures du matin en semaine.

Le seul moment difficile, c’est au réveil, quand je dois exposer ma peau nue au froid pour enfiler cette brassière de sport qui me compresse la poitrine. En plus, le reste du temps, je ne mets plus de soutif. Je ne vois pas à quoi ça sert de soutenir ma poitrine (de petite fille qui plus est, ce n’est qu’un petit 85b) quand mon activité principale consiste à rester assise devant un bureau.

Par ailleurs, après quelques mois, la conséquence évidente est que j’ai beaucoup maigri, même sans rien changer à mon alimentation. La semaine dernière, mon médecin m’a dit : « bon, il faut vraiment arrêter de perdre du poids maintenant, car vous n’étiez déjà pas bien épaisse ». Mais je mange de bon appétit et sans me priver. Pour consommer une raclette ou une tartiflette, je suis toujours bien motivée, pas de problème. Je ne vais quand même pas arrêter le sport pour grossir !? Alors j’ai essayé de résoudre le problème en augmentant les séances de renforcement musculaire. Expérience en cours.

Soulignons toutefois un paradoxe évident : la dernière fois que j’ai eu un corps aussi mince et ferme, j’avais 20 ans et j’étais au summum de ma fertilité ; Maintenant, je suis ménopausée précoce. Est-ce que je me sens moins fââââmmme pour autant ? Vraiment pas. D’ailleurs, on en fait toute une histoire et tout un tabou de la ménopause. Alors clairement, les bouffées de chaleur nocturnes, oui c’est super pénible. Vraiment, c’est très désagréable. Mais à part ça ? Je n’ai rien constaté et mon compagnon non plus. À l’heure actuelle, c’est fini, je n’ai plus aucun symptôme de dérèglement hormonal. Je me sens en pleine forme sauf que je ne saigne plus tous les mois… Eh, c’est plutôt cool, entre nous. Si je compare ma ménopause à ma puberté, être ménopausée c’est beaucoup mieux. Et même que ça ne s’accompagne pas d’acné (enfin chez moi) ! En prime, je peux faire l’amour sans me préoccuper de contraception. De quoi pourrais-je me plaindre ?

J’ai mon enfant adoré, mon petit bonhomme, et choisir de le créer a été l’une des meilleures décisions prises dans ma vie. Qu’il soit fils unique me convient tout à fait. À propos de mon minot, son instituteur nous a convoqués plusieurs fois cette année. Il nous a affirmé que notre gamin était surdoué, qu’il apprenait tout intuitivement et que ça expliquait ses difficultés à être sage en classe, etc. Moi, j’ai pensé que décidément, c’était une forme de virus très contagieux en ce moment. Parmi mes amis, six se sont fait diagnostiquer comme précoce/asperger/surdoués selon les individus. Parmi les enfants de mes amis, je ne vois aussi que des surdoués. Le niveau baisse paraît-il mais comme par hasard, mon gosse est précoce et tous les enfants de mes amis le sont aussi ? N’est-ce pas étrange ? En attendant, c’est vrai que le petit s’avère plus malin et moins demeuré qu’il peut en avoir l’air. Néanmoins, on doute toujours un peu, son père et moi, de sa précocité. Et si tous les enfants un peu originaux étaient taxés de surdoués ? La seule chose dont nous sommes certains, c’est qu’il n’est pas dans la norme. Mais en même temps, avec les parents qu’il a, peuchère, c’était assez mal barré.

Ce n’est un problème qu’à partir du moment où ça le rend malheureux. Hélas, c’est souvent le cas. Il se rêve en chef de groupe, accueillant des copains à la maison tous les week-ends, etc., quand personne n’a envie de le rejoindre un samedi après-midi. Même au parc, les autres gosses le snobent, sauf les plus âgés. Avec ces derniers, oui, il s’entend bien. Et pourtant, il est très « bébé » et immature dans nombre de ses comportements (enfin, entendons-nous, il est enfantin comme peut l’être n’importe quel gamin de 6 ans). Mais il plaît aux plus grands parce qu’il invente des jeux assez sophistiqués. Il le fait aussi à la maison.

Récemment, à partir de kaplas, de billes et de bouts de papier, il a inventé un vrai jeu de société très complexe. J’ai même pensé que si j’en avais eu le temps et le courage, il y avait de quoi commercialiser le jeu pour le plaisir de nombreux enfants. Malheureusement, j’étais trop préoccupée par mes activités professionnelles pour trouver le temps de me renseigner. Je suis trop débordée et sur feu vif en général. J’aimerais faire en sorte que le niveau de liquide baisse dans mon quotidien, ou que la pression diminue, cesser d’être une casserole que l’on remplit alors qu’elle est loin d’être vide. Remarque, peut-être est-ce mieux qu’être une quiche. Bref, je m’égare et je ne sais plus comment conclure. Voici une entracte musicale en attendant.

Ah si. Je voulais participer au défi lecture 2018 de Dame Ambre. L’un des livres que j’ai lu récemment rentre dans les défis 12 (moins de 100 pages), 33 (publié en 2018), 43 (aucune image sur la couverture) et 54 (l’histoire se déroule en France). Il s’agit de « Tombée des nues » de Violaine Bérot. C’est un tout petit roman, sans majuscule et avec très peu de points. L’absence de majuscule est cohérente car le livre peut se lire dans plusieurs sens. C’est un bouquin émouvant dont le sujet est le déni de grossesse. Que se passe-t-il dans la tête de la mère ? Comment réagit le père, lui qui ne voulait pas d’enfant ? Et les parents du couple ? Et le village tout entier ? L’amour maternel n’est-il pas inné et animal ? Violaine Bérot donne des pistes pour comprendre les comportements des uns et des autres mais sans rien affirmer, sans juger les actes de ses personnages. Son style épouse les pensées des protagonistes, de la maman perdue à la sage-femme, des grands-parents stupéfaits à l’institutrice d’abord antipathique, mais en fait traumatisée par un ancien élève maltraité. Dans le même temps, il est aussi question de solidarité, mais sans verser dans l’excès de bons sentiments.

Bref, je suis ressortie de cette lecture avec l’impression de m’être enrichie humainement. Je vous le recommande donc. Par ailleurs, je l’ai lu dans le sens « normal », page après page, en suivant la chronologie des événements. J’aimerais beaucoup savoir si la lecture en suivant les numéros, en s’attardant sur les ressentis de chaque personnage apprenant la nouvelle, est plus intéressante ou non. Malheureusement, connaissant déjà l’histoire, je ne peux plus faire ce test. Si vous décidez de le lire dans un ordre différent, je serais curieuse d’avoir vos impressions. Sur ce, j’ai plusieurs rédactions web à rédiger mais j’espère repasser par-là dans moins de 10 mois.

* Pas d’idée de titre, alors une phrase d’un livre pris au hasard : « Voleurs » de Christopher Cook, édition Payot et & Rivages, Rivages/noir, 2017, page 548.

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Folles fredaines à Froidcul *

Le lundi 14 février 2011, en milieu d’après-midi, je suis sortie de mon appartement des Tables Claudiennes et j’ai descendu un escalier et demi. J’ai acheté, dans l’ordre, un pack de bières, trois paquets de cigarettes mentholées et un test de grossesse. L’épicier m’a souhaité une bonne journée, le patron du Tabac m’a fait un signe de tête et la pharmacienne m’a proposé : « je vous donne le test où le nombre de semaines de grossesse est indiqué ? » J’ai répondu, refermé les portes quand ce n’était pas automatique, acquiescé, monté un escalier et demi et tergiversé.

Après avoir fait quelques recherches inutiles sur Google, comme « alcool enceinte risques », « tabac grossesse risques », « amphétamines grossesse » (non, ça c’était terminé au moins) et lu des témoignages terrifiants, je me suis dirigée vers la salle de bains. Quelques minutes plus tard, j’ai pensé que j’avais l’air drôlement malin avec mes binouzes dans le frigo et mon poison plein de goudrons sur la table basse. Peut-on parler de déni ? Peut-être pas, ou pas vraiment, plutôt d’envie de retarder ce qui ressemblait à un risque naturel majeur, du genre séisme ou ouragan.

Et puis bon, que la vie naisse dans mon corps maltraité depuis des années, qu’une paumée comme moi puisse être une maman, ce n’était quand même pas évident à croire. En plus, la seule année où je n’ai jamais été nauséeuse, où je me suis sentie physiquement très bien (physiquement seulement), c’était durant cette grossesse irréelle. À 17h13, assise sur le canapé rouge, j’ai composé un bref mail pour mon amoureux : « le test électronique indique que je suis enceinte de 3 semaines ». À 17h25, il m’a répondu « Bon, je rentre à la maison maintenant. »

C’était un 14 février, mais emballer un objet en plastique parfumé à l’urine dans un paquet cadeau, ce n’est pas vraiment ma vision du romantisme. D’ailleurs, je crois que j’ai cessé d’être romantique quand est née mon âme d’adolescente (la seule à avoir été conservée à ce jour). Depuis dix ans ce mois-ci, mon amoureux et moi, ne célébrons que l’anniversaire de notre seconde relation amoureuse, celle qui dure encore. La date de notre première rencontre, nous y pensons et la mentionnons avant de changer de sujet. Ce sont des moments à ne pas oublier mais à ne pas mettre en lumière non plus. D’ailleurs, longtemps, l’équilibre entre clair et obscur a été difficile à trouver.

Deerhoof Grrrnd ZeroC’était dans la salle de ce concert, le 20 avril 2007, sans doute après 20 heures.

Revenons à l’enfant. L’anniversaire du jour où j’ai su que mon ventre était habité, je ne tiens pas à le fêter, mais j’y pense chaque année. C’était encore le cas le 14 février 2017. Mais étrangement, c’est ce jour-là que j’ai décrété : finalement non. Peut-être dans 6 mois, peut-être jamais, mais pas maintenant, pas à nouveau. Mieux vaut laisser la place aux parents qui souhaitent à tout prix se reproduire, ou qui trouvent que ça passe tellement vite les nuits interrompues, les couches qui débordent, les régurgitations, les cris et les bavardages monosyllabiques.

Et puis, qu’écrivais-je déjà ? Ah oui, que j’aimerais faire cette expérience sans le contexte déménagement/licenciement. Alors certes, l’appartement est grand donc cette fois-ci, nous pouvons y vivre réellement. Il n’empêche que la buanderie et la chaufferie sont toujours remplies de cartons encore scotchés. Qu’avoir un enfant signifierait faire des travaux pour aménager une chambre là où nous avions prévu de mettre un bar et un espace cinéma. Quant à la crainte de perdre mon travail si je materne de nouveau, elle est toujours aussi vive.

Je ne peux pas me baser sur le temps que je passe à faire des rédactions imposées ou sur mon salaire pour juger de mes qualités professionnelles. L’époque actuelle m’a suffisamment enseigné que la valeur professionnelle d’un individu est indépendante de son assiduité ou de sa rémunération. Je sais, en revanche, que mes clients sont contents, m’augmentent quand ils en ont la possibilité et me recommandent autour d’eux, ce qui me laisse à penser que je suis un minimum compétente.

Mais, dans mon domaine d’activités, la concurrence est énorme. Si je prends un congé maternité, mes clients auront cessé de m’attendre à mon retour. Mon expérience passée justifie amplement mon absence d’illusions. De toute façon, avouons-le, si j’avais le temps de me consacrer à autre chose qu’à nous trois et à mon job, je choisirais d’écrire des textes libres (non imposés), d’écouter davantage de disques voire de voyager.

Tant pis si bientôt, je n’aurais plus ce luxe de pouvoir choisir d’avoir un autre enfant. Pardon pour la belle rencontre manquée, petite fille dont j’ai si longtemps rêvé. Comme dit sans cesse mon mâtru, du haut de ses 5 printemps : « eh oui, c’est comme ça, c’est la vie ».

À cause de la vie aussi, ou plutôt pour des raisons sans intérêt, j’ai fait une échographie début avril, mais abdominale cette année. J’étais assez anxieuse, à l’idée de montrer mon foie, pour arrêter l’alcool durant les 22 jours qui précédaient. Je n’avais plus fait de pause aussi longue depuis février 2010 et le test de grossesse positif. Je redoutais de voir quelque chose qui soit comme ça :

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Bien sûr je n’ai vu qu’une tâche grise légèrement bleutée.
Environ 10 minutes plus tard, le monsieur à la blouse blanche m’a dit que mon foie, mes reins, ma rate et mes ovaires étaient de taille normale et en parfait état de fonctionnement. Merci papa maman pour vos gènes, le lait en poudre dans le biberon et l’enfance passée dans l’ombre du paludisme et de la lèpre, ça semble m’avoir fortifiée !

Plus sérieusement, cette expérience de sobriété était assez intéressante. J’ai pu en tirer plusieurs constatations : malgré mes excès d’alcool, je n’ai aucun symptôme de manque (ni physique ni psychologique) lorsque j’arrête d’en boire ; ma boisson préférée reste le jus de tomate (avec quelques gouttes de jus de citron, tabasco et Worcestershire Sauce ainsi qu’une pincée de sel de céleri) ; et je cours plus vite et plus longtemps quand je bois de l’eau la veille. Néanmoins, la côte de Fin Gras du Mézenc est moins bonne sans vin rouge, et la dernière saison de Walking Dead est affligeante quand on ne la fait pas passer avec quelques bières.

À part ça, ce mois-ci, j’ai écouté un peu de musique et testé la plateforme Monolist, que j’étais peut-être la seule à ne pas connaître. Mon problème, avec Spotify (entre autres), c’est que je ne trouve pas la majeure partie des morceaux que je recherche. Par exemple, ce mois-ci j’ai découvert l’existence des Îles Cook grâce à un album sorti localement en 1981, ce que je trouve assez magique :

J’ai testé d’autres sites du même genre mais la plupart d’entre eux ne font des recherches que dans les catalogues de Spotify, Youtube et Soundcloud. Avec Monolist, on peut mettre directement le lien de n’importe quelle plateforme de streaming et c’est gratuit. En revanche, il n’est pas possible d’exporter le lecteur audio. Bref, au cas où, sait-on jamais si ça vous dit de l’écouter ou de me rejoindre là-bas de temps en temps, elle est ici.

Elle s’intitule ainsi car juste avant de la créer, dans la rue, j’ai senti l’odeur de l’herbe fraîchement coupée pour la première fois de l’année. C’était aussi doux et agréable qu’une promesse. D’ailleurs, sur les bancs, les premiers adolescents enlacés apparaissaient avec le printemps.

*Le titre de cet article s’explique simplement ainsi.

Screenshot 2017-04-13 at 16.11.27(Je suis tout de même très déçue qu’il n’y ait pas de gentilé pour les habitants de Froidcul.)

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