Archives mensuelles : novembre 2008

Et pendant qu’autour de moi les gens se demandent s’il neigera à Noël, je me demande s’il sera à mes côtés quand j’irais voir la mer en hiver.

Quand le réveil sonne, au lieu d’ouvrir les yeux, j’attends le frottement du drap tandis qu’il remue, un soupir parfois, les arabesques que ses doigts dessinent sur mon dos, le cliquetis de l’interrupteur, et puis son souffle sur ma nuque : “attention tu vas être en retard si tu ne te lèves pas”. Je garde mes paupières closes encore un peu, pour emmagasiner la vision dépouillée (du noir à l’orange sous mes paupières, sans objets, sans perspectives, sans persistance rétinienne), la chaleur, la tendresse, le calme, car j’en aurais besoin jusqu’au soir.

Ensuite seulement, j’ouvre les yeux, attrape son pull, puis l’enfile sous la couette, avant d’extraire mes jambes du lit, petit à petit, comme lorsque je pénètre dans la mer l’été. Je ne suis pas de ceux qui savent plonger, que ce soit dans le froid ou dans la réalité. Lui, si. J’ai cessé de rire bêtement en le regardant bondir sur la moquette, tout nu, poussant des cris de primate, mais je souris encore affectueusement. Je lui demande “mais toi tu n’as pas besoin de te lever, pourquoi tu ne te rendors pas ?” J’aimerais l’entendre répondre “pour te soutenir, pour rester avec toi avant que tu t’en ailles…” Pudiquement, il préfère dire : “je peux me rendormir après ton départ”. C’est suffisant, le reste s’exprime dans son regard. Il ne me parle que très peu parce qu’il connaît ma mauvaise humeur matinale, mais je peux tout de même ajouter quelques réserves dans mes tripes : le compte-rendu d’un rêve nécessairement farfelu, un baiser au café ou au dentifrice, un encouragement, un enlacement, et une promesse crédible : à ce soir.

Sitôt la porte refermée, l’air glacé m’agrippe, seule la lisière de mes cils reste brûlante de sommeil. Je peux visualiser les programmes qui clignotent et s’exécutent : marche sur le trottoir monochrome, traverse quand le bonhomme est vert, ouverture et fermeture des portes… Résignée, je me déplace d’un déjà-vu réconfortant à un déjà vu monotone, immobile au dessus des rails, ou de la route. Le paysage blanchit à mesure que le bus roule vers la bibliothèque. En contemplant le parc, je ne vois que de jolis contrastes : les feuilles mortes mollement recroquevillés mais rigidifiées par la glace, aux couleurs flamboyantes et givrées à la fois, la dureté des branches dénudées des arbres et la brume qu’elles tentent de percer, la couleur pâle du ciel et l’éclat du soleil levant au fond… Je déambule quelques minutes dans le petit bois, le temps de finir ma cigarette. En l’absence d’écureuils (bien cachés à cette période de l’année) et de bruissements animaliers, le paysage est figé, vaguement inquiétant. Je pourrais très bien être bloquée au milieu d’une boule à neige. Je ne vois pas de flocons mais, après tout, la ville a disparu dans le brouillard, il n’y a pas d’horizon autour de moi, et rien ne bouge. En revanche, dans ce décor éthéré, irréaliste, je m’attends à ce que sol et ciel blancs se renversent, volutes et brouillards s’effilochant…

Avant de pénétrer à l’intérieur du bâtiment, j’écrase ma cigarette dans le cendrier devenu une patinoire miniature depuis que l’eau de pluie a gelé. La braise grésille sur la glace. Dans le hall, je suis confrontée à une foule remuante, dont les conversations résonnent en se mélangeant. Après la paix extérieure, cette agitation m’angoisse. Lâchement, je la fuis en faisant des détours derrière les plantes et les présentoirs, afin de rejoindre vite le sous-sol. Il y a longtemps que Mon Petit Vieux Préféré n’arrive plus à l’aube avant moi, mais je suis contente d’avoir le privilège de réveiller la bibliothèque : allumer les lumières, entrouvrir les stores… Quand j’effectue ces gestes, j’ai toujours l’impression d’arriver dans un endroit qui m’appartient, d’être la maîtresse du lieu. Finalement, c’est la seule couronne que je veux bien porter, celle de Reine de ses livres, responsable de leur personnalisation comme de leur bien-être.

“Qui cueille un fleur dérange une étoile” est la première phrase que je lis. Je ne la trouve pas sublime, pourtant elle aura estompé toutes les autres à la fin de la journée. Il faut dire que j’ai passé l’essentiel de ma semaine à réciter les mêmes mots, alignés comme les notes sur une portée, avec les nuances en dessous, évidentes. Je les ai appris par cœur à force de les rejouer, ils s’enchaînent machinalement. C’est pourquoi, sur la chaise de la cafétéria, je me rappelle des matinées de concours au conservatoire quand, assise sur mon siège, je guettais l’appel de mon nom… Mes doigts remuaient mécaniquement sur mes genoux en attendant de presser les touches blanches et noires.

Ce sont toujours les mêmes discussions, les plaintes de novembre, le mois que personne n’aime parce que : il faisait -2 ce matin dans ma voiture, la nuit tombe trop vite, déjà les décorations de Noël ils exagèrent, le rhume, la fatigue, les grèves… Mes collègues barbouillent encore et encore mon repas avec leur rouleau de misères colmatées. Je répète donc ce qu’ils attendent de moi, en rejouant ma mélodie de lieux communs. Ce n’est pas la mélodie du mensonge… Bien sûr, novembre est froid, obscur, un peu triste, et infecté de microbes ; là bas le choléra revient, ici la politique est désespérante…

Parfois, je retrouve ce qu’éprouvent ces gamins qui, ayant appris leurs tables de multiplications dans l’ordre, du haut au bas de la colonne, entendent un adulte malicieux leur demander brutalement “et 7*8 ?” Égarés, ils sont obligés de tout recompter le plus vite possible : 1*8=8, 2*8=16, 3*8…” or le temps d’y arriver, la réponse leur a été donnée. C’est ce que je ressens lorsque soudain, quelque chose déraille dans le discours convenu. Je suis perdue et stressée, sauf que je me sens également enchantée. Même si les propos ne sont pas exceptionnels en eux-mêmes, y compris s’ils sont terriblement désespérés, leur caractère inédit les rend miraculeux en cette saison.

Comme cette femme au visage terni par l’habitude, qui me confie : “le travail m’a volé mon mari. Il a perdu ses cheveux et son sommeil, ses jambes bougent tout le temps, il ne tient plus en place, quand on en est au repas il fait déjà la vaisselle, il est devenu grave, il a peur de ses responsabilités mais il a peur de les perdre avec la crise. Moi je le regarde et je me dis : on me l’a volé. L’étudiant que j’ai connu avait un autre regard, un sourire différent, on me l’a pris. Si je lui avoue, il me répond “bientôt ça va aller mieux” ; il répète ça depuis 6 ans, ça va toujours plus mal. Ils me l’ont volé, et j’ai tout le temps peur qu’il ait une attaque. Enfin c’est comme ça hein, c’est comme ça.” Gênée d’en avoir trop dit sans doute, elle s’enfuit avant de me donner le temps de réagir. Ainsi, elle me soulage (qu’aurais-je donc pu répondre ?) et m’alourdit (je suis impuissante) en une fraction de seconde.

Comme cet homme aussi qui perd son air absent le temps de me raconter une histoire de pain d’épice et d’orange sous un sapin, avant de conclure avec une lucidité pénible : “je me souviens du Noël de mes dix ans et je ne sais même pas ce qu’il s’est passé la semaine dernière. Le prochain Noël, je l’ai oublié avant qu’il n’existe.”

Plus tard, je retrouve Mon Petit Vieux Préféré, l’éternel. Il aurait dû partir en octobre, mais je crois qu’il faudrait au moins l’attacher et l’emporter sans son consentement pour lui faire quitter son refuge. Fièrement, tandis que tout le monde a la tête écrasée par novembre, il se redresse et trottine sans son fauteuil roulant. En milieu d’après-midi, je le vois surgir avec une tasse de chocolat chaud, “ça va lui réchauffer le gosier” justifie-t-il. Pendant que je sirote le breuvage, il me raconte qu’il a failli mourir plusieurs fois : “petit, on répétait que j’avais une santé fragile. On m’enterre régulièrement depuis quatre-vingts ans ! Et… toujours en vie !” Il me semble qu’il est le seul à prononcer ces trois derniers mots avec une telle exaltation, celle que tout le monde devrait ressentir pourtant.

Quand je rentre, juste avant d’appuyer sur la sonnette de l’appartement, j’éteins mon baladeur afin d’entendre distinctement la clé tourner dans la serrure, parce que sa silhouette dans l’entrebâillement de la porte a encore la dimension extraordinaire d’un événement heureux. A cet instant, j’ai quasiment perdu mes réserves matinales. Les baisers glacés de la neige fondue sur mon front, les confidences des uns, les plaintes des autres, les petits caractères des livres, la bousculade des transports en communs… Cet amas de visages, de corps, de mots, m’a vidée de l’intérieur, comme le froid continue à engourdir mes muscles et à paralyser mon visage malgré le feu de cheminée. Je me blottis contre lui et constate à haute voix que son cœur bat très vite… “Toujours quand tu es là” dit-il avec la spontanéité de l’évidence, laquelle me touche comme toute vérité inespérée. Je déroule mes collants afin de les remplacer par ses longues chaussettes en laine, celles qui montent jusqu’aux genoux. Il rigole en murmurant tendrement “t’as l’air d’une footballeuse avec ça”. Ainsi, d’éclats de rire en tendresse, je rassemble de quoi affronter novembre et encore plus loin, j’espère.

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Un questionnaire de plus…

… Parce que j’ai été désignée par anakin.

Quelle est la toute première image qui se présente à vous quand on vous parle de votre enfance ?

Je ne vois pas de “première image”. Quand on me parle de mon enfance, je vois de nombreuses images entremêlées, une sorte de montage comprenant plusieurs photographies : l’arbre dans lequel je grimpais, les jeux de billes et d’élastique avec mes trois voisines, ma chambre (ses rideaux, le tableau au dessus de mon lit, la couleur du petit bureau), la cour de l’école par la fenêtre tandis que je baille dans la classe, les lignes de lettres tremblotantes sur le papier quadrillé, le verre de chocolat froid tendu par ma mère au petit matin, les vautours perchés sur de grandes poubelles noires, les acrobaties sur le trapèze et les anneaux dans le jardin… Je pourrais écrire des pages et des pages d’images associées au mot “enfance”.

La mort frappe à la porte. Que choisissez-vous d’emporter dans l’autre monde ?

Je ne pense pas que la mort prenne la peine de frapper à ma porte (et puis quoi encore ? Me taper sur l’épaule et m’offrir un verre tant qu’on y est ?) Par ailleurs, je ne vois pas ce que je peux emporter dans un monde que je ne conçois même pas. Si la mort frappait à ma porte, j’aurais surtout envie de lui mettre mon poing dans la gueule en lui demandant d’aller voir ailleurs si j’y suis.

Livres que vous avez toujours désiré lire, sans avoir jamais trouvé le temps de le faire ?

Je lis les livres que je désire lire. Je me suis déjà dit “un jour il faudra que je lise ce livre”, mais c’est une façon de dire : je m’y mettrai quand je n’aurais rien de mieux sous la main, donc je ne “désire” pas réellement le lire. Dans cette catégorie, je peux placer “Belle du Seigneur” par exemple. De nombreuses personnes m’ont affirmé qu’il s’agissait d’un chef-d’œuvre mais il ne m’attire pas, j’ignore pourquoi.

Vous croisez George Clooney dans l’ascenseur. “Quel genre de femme êtes-vous”, vous demande-t-il.

Georges Clooney m’est relativement sympathique, mais lui ou Monsieur N’importe Qui… La question me paraîtrait idiote quoi qu’il en soit. J’imagine que je lui répondrais “et vous, quelle genre de femme êtes-vous ?” car ce serait tout aussi idiot mais un peu plus amusant.

Si vous en aviez eu le choix, auriez-vous préféré être un roi ou une reine ?

Si j’en crois mon père, je suis la Reine des connes depuis très longtemps. Ni l’un ni l’autre. Je déteste commander et le pouvoir m’effraie. Je ne veux pas être au sommet, je l’ai déjà écrit.

Préférez-vous nager dans une rivière ou dans la mer ?

J’aime nager en général, mais à choisir je préfère la mer. Calme, pour se laisser dériver sur le dos ; agitée, pour se sentir bercée ; violente, pour sauter au dessus des vagues.

Que devrions-nous faire en priorité pour la planète ?

Houlala. Comment répondre sans aligner des principes auxquels tout le monde adhère mais que personne ne suit ? N’est-il pas trop tard de toute façon ?

Et qu’aimeriez-vous que l’humanité fasse pour vous ?

Je fais partie de l’humanité. Je n’espère pas grand chose de moi, alors je n’en attends pas plus d’elle.

Votre petit-déjeuner habituel ?

En semaine : 1 à 2 cafés au lait (2 petites cuillères de Nescafé + du lait + 1 sucre et demi, le tout au micro-onde pendant 2 minutes) et un jus d’orange. Le week-end, ça dépend de mes envies : tartines de confiture ou Nutella, œufs au bacon, œuf à la coque, charcuterie, ou même un cassoulet… De toute façon je peux avaler n’importe quoi le matin sans me sentir écœurée.

Aimez-vous écrire la nuit ?

Oui… Enfin, la nuit, le jour, peu importe. Si j’ai envie d’écrire, je sais me concentrer au point d’oublier totalement ce qui m’entoure. Ceci dit, c’est souvent en me réveillant que j’aime écrire, à la fin de la nuit ou à l’aube, lorsque je ne me sens pas encore toute à fait réelle.

La dernière fois que vous étiez ivre ?

Samedi soir, ce qui n’a rien d’original. Je n’ai pas été malade, pas même le lendemain matin. J’étais simplement euphorique et d’humeur à bavarder avec toutes les personnes croisées dans la rue… L’ivresse telle que je l’aime.

Pensez-vous que de grandes œuvres comme “Hamlet” ou “Don Quichotte” sont encore à venir ?

Chaque œuvre est unique, liée à son auteur et à l’époque dans laquelle il vit. Il n’y aura pas d’autre “Hamlet” ni d’autre “Don Quichotte”, mais il y aura d’autres “grandes œuvres”.

Le plus gros mensonge de votre vie ?

Je crois que les phrases dans lesquelles j’ai placé le mot “toujours” ou le mot “jamais” étaient très mensongères (mais la plupart du temps je n’en étais pas consciente en les prononçant).

Que transportez-vous dans vos poches ?

Un briquet, 1 paquet de Pall Mall Menthol, la clé de la bibliothèque, mon baladeur MP3, ma carte TCL (Transports en Commun Lyonnais) et quelques déchets (mégots, tickets de caisse…)

Un désir en particulier ?

immédiatement : être ailleurs (chez moi avec un thé vert, des cigarettes, une page blanche à remplir, et de la musique).

Que diriez-vous d’un barbecue sympa avec Gustave Flaubert un de ces jours ?

Je préfèrerais discuter avec Dostoïevski tandis qu’il fait bouillir l’eau du thé dans le samovar, ou qu’il me sert une bonne vodka russe. Mais enfin, je ne vais quand même pas refuser un barbecue avec Flaubert…

Paysage préféré ?

Les paysages celtiques, la ville vue d’un toit, et beaucoup d’autres sans doute. Le mot “paysage” suffit presque à m’apaiser parce qu’il m’évoque l’étendue, l’immensité.

Période de la journée que nous n’aimez pas ?

Entre 14 et 16 h environ. Au travail, c’est le moment où je digère en luttant pour garder les yeux ouverts. En général, durant cette période de la journée, le temps semble se suspendre et le corps se ramollir. Je la déteste tout particulièrement l’été quand la chaleur amplifie ma somnolence.

Dernier mot que vous aimeriez prononcer avant de mourir (mieux vaut prévoir la chose pour le cas où rien de bon ne viendrait à l’esprit le moment venu) ?

Peu importe, ce mot n’entrera pas dans la postérité. En tout cas, j’espère que je serais assez satisfaite de ma vie pour penser quelque chose comme : “c’était bien malgré tout”.

Un boulot que vous n’auriez jamais pu faire ?

Je n’aurais sans doute pas pu être patron d’entreprise, ou DRH, parce que je n’aime pas dominer autrui, ni avoir de lourdes responsabilités. (J’en cite un parmi beaucoup d’autres)

Citation préférée que vous pourriez vous faire tatouer sur le bras ?

J’ai beau aimer les tatouages et avoir des cahiers remplis de mes citations favorites, il n’y en a aucune que je souhaite me faire tatouer sur le bras. Si j’étais contrainte et forcée de le faire, je suppose que je prendrais la célèbre phrase de Nietzsche “Sans musique la vie serait une erreur”, ou simplement (comme par hasard) “Play me a song to set me free”.

Quand il se met à pleuvoir, vous continuez de marcher au risque d’être trempé, ou vous vous abritez au risque de manquer votre rendez-vous ?

Je marche très vite en baissant la tête, penchée sur le trottoir (et puis en ville les trottoirs deviennent jolis sous la pluie, en particulier quand il fait nuit).

Si vous aviez la possibilité de voyager dans le passé, quel siècle aimeriez-vous visiter ?

un siècle que je ne connais pas trop, ou dont il reste peu de témoignages, afin d’avoir tout à découvrir… Le XIIIe siècle avant J.-C. par exemple.

Vous arrive-t-il de manger du pop-corn au cinéma ?

Petite, c’était un rituel que je réclamais, mais plus maintenant. En revanche, j’aime bien passer un dimanche après-midi affalée dans le canapé, avec du pop-corn et de la bière, devant une vieille saison de Buffy, tout en bavardant avec mon amoureux (c’est l’intérêt de ce genre de série).

Décrivez l’endroit où vous écrivez.

D’habitude, je suis assise sur un canapé rouge, les jambes étendues sur une petite table en verre, l’ordinateur portable sur les genoux, face à une cheminée et à proximité de Polly Jean (ma plante verte). Présentement, j’écris pendant ma pause, à la bibliothèque. Donc je suis assise à côté d’un vase d’où surnagent des fleurs fanées, devant un bureau entouré d’étagères couvertes de livres et si mes yeux étaient situés sur ma nuque, je pourrais contempler les rosiers derrière moi.

Enfin, pour une fois, je désigne à mon tour quelques personnes (uniquement s’ils veulent participer) : Mick Kelly (parce que je suis bien élevée : il m’a transmis tant de questionnaires que je lui en dois bien un), Candy (parce que je me demande ce qu’elle répondrait) et Ménille Avénale (pour la pousser à écrire une nouvelle note). Évidemment, ceux qui le souhaitent peuvent se servir aussi.

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