Archives mensuelles : décembre 2003

Une histoire de descente

ma mère : – Je t’engueulais à chaque fois et tu recommençais toujours. Ce jour là, quand tu as couru dans la descente goudronnée, la voiture qui t’a effleuré, la façon dont tu as tourné sur toi-même, qu’est-ce que j’ai eu peur ! L’hôpital, une opération à ton âge, 4 ans, et c’était tellement près de l’oeil, j’ai cru que tu serais aveugle. Heureusement que tu as gardé juste une petite cicatrice.

moi : – Tu m’as déjà raconté ça mille fois…

- je t’en parle parce que tu viens de me dire d’arrêter de m’inquiéter pour toi.

- Mais maman, je n’ai plus 4 ans !

- Je sais. Mais je suis certaine que tu continues à courir dans les descentes dés que j’ai le dos tourné.

- T’es tellement bêbête que t’es trop mimi quelque fois.

- gniagniagnia

- Remarque, vaut mieux courir en descente qu’en montée, c’est moins fatigant…

- En montée, tu préfères être portée par quelqu’un, mademoiselle se fatigue toujours avant d’arriver au sommet.

- Je crois que c’est plutôt ça qui m’inquiéterait à ta place en fait…

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envies

Je voudrais découvrir un auteur et déguster l’intégralité de ses livres.

J’aimerais aller au ciné, la dernière fois c’était il y a 6 mois. J’ai loupé Kill Bill, et avant les Frères Cohen, et avant Woody Allen, et avant… Enfin.

Entendre un nouveau groupe, quelque chose qui me fascine autant que Meanwhile back in communist russia découvert il y a quand même deux (trois ?) ans. Evidemment, j’en ai entendu des CD depuis, mais rien à mettre en boucle, rien qui puisse m’émouvoir sans me lasser assez rapidement.

Je voudrais avoir des idées de dessins, de peintures, au lieu de rester connement frustrée devant ma page blanche. Je sens bien que quelque chose est bloqué quelque part, c’est un peu comme d’avoir envie de pleurer sans y arriver.

Une BD, un artiste, un photographe, enfin quelque chose qui déclenche une envie d’en savoir plus, des questions, de l’admiration… Pendant des années, j’ai été fan de tout et n’importe quoi, possédée par la collectionnite aigüe, jusqu’au vide.

Si seulement le mot “concours” pouvait sortir de ma tête.

elle : “tu vas vraiment mieux cette année. C’est en partie grâce à ce concours, ça te donne un objectif”

moi : “je ne sais pas, si je le rate, je ne m’en remettrai pas tu comprends, parce que…”

elle : “mais tu vas forcément réussir”

parce que ça engloutit tout le reste.

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